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  • penelope


Ceci n’est pas le premier satellite espion marocain….

Murano …. Il s’agit en fait des amuse-gueules servis au bar de l’hôtel Murano, un des nouveaux haut lieux du Marrakech branché et inaccessible (400 euros la nuit en moyenne, soit 375 litres de jus d’orange sur la place Jamaa El Fna).On peut donc y découvrir ces amuse-gueules qui sont en fait des tomates-cerises caramélisées (la version « fooding » de la pomme d’amour). C’est étonnant, original… et parfaitement dégueulasse.

Le sucre caramélisé se coince entre les molaires et vous passez le reste de la soirée à vous curer les dents avec le premier objet vaguement pointu qui vous passe sous la main.

Mais peut-être que ces armes de destruction massive des couronnes et autres bridges dentaires font partie du parti pris artistique global du lieu. En effet, dans l’ensemble, la décoration du bar est très conceptuelle. Un mur est recouvert par des écrans plasma (à l’envers) qui passent en boucle des images (à l’endroit) d’aéroports et d’avions qui atterrissent ou décollent.

Peut-être que le spectacle de jeunes gens branchés et endimanchés qui crachent discrètement dans leurs serviettes et se curent les dents avec leurs clés de voiture fait partie du concept. Dans ce cas, il faut crier au génie et saluer ce happening quotidien qui met en exergue la détresse solitaire du business traveller moderne, condamné à un nomadisme sans fin, accablé par les tourments des passions et du désir (symbolisé par la tomate cerise, qui est une métaphore évidente de la pomme du péché originel). Mais je ne m’aventurerai pas plus loin dans les eaux périlleuses de l’art contemporain (qui est plutôt le territoire de mon cher ami Blaise).

Ceci dit, si vous survivez à l’apéritif, le Murano ne manque pas d’intérêt. L’hôtel est très beau, l’étonnante piscine (rouge) est une attraction à elle seule et le personnel très attentionné (il y a toujours un moment où ils ont pitié de vous et vous offrent des cure-dents)

Trêve gastronomique

Lavilla Je vous propose de faire une pause au milieu des déchaînements électoraux pour découvrir une nouvelle adresse de Marrakech. Pas de celles qui vous font dire «  tiens, un resto de plus » mais « Génial, c’est exactement ce qui manquait à la ville ».

Fondée récemment par un chef, Didier Beckaert, qui a fait ses preuves en France, « La Villa » n’est pas encore très connue du grand public. Le bouche à oreille commence cependant à fonctionner et l’établissement, s’il maintient son niveau de qualité actuel, est promis à un bel avenir.

Le cadre (mais c’est désormais une habitude à Marrakech) est très beau. C’est simple, confortable et chaleureux. Le nom du restaurant n’est pas anodin. Il s’agit d’une ancienne villa de l’Hivernage (au moins une sauvée de la destruction et d’un destin d’immeuble).

Contrairement à beaucoup de restaurants de la ville dont l’unique attrait réside dans leur décoration, La Villa est avant tout une étape gastronomique. On est très loin ici des expérimentations « Fusion », parfois très réussies mais souvent hasardeuses. La villa ne propose donc pas de « pastilla au tofu et à la mangue » ou de « woke au foie gras et à la moussaka », mais une cuisine française traditionnelle et fine : « Oeufs cocottes à la provençale », « Magret de canard au poivre » ou un « Chateaubriand à la mœlle » que de vulgaires considérations diététiques m’ont empêché de prendre, me rabattant finalement sur d’excellentes « Saint Jacques aux endives ». Je ne connais pas de restaurant de Marrakech qui propose une cuisine comparable.

Les prix (il fallait s'y attendre) sont chers mais raisonnables compte tenu de la qualité de la cuisine. D’autant plus que de nombreux restaurants de la ville pratiquent des prix bien plus prohibitifs pour une prestation médiocre.

La Villa rejoindra la short-list de mes restaurants préférés à Marrakech. C’est un plaisir à s’offrir en petit comité ou, encore mieux, à deux.

La maison du gardien

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Les restaurants meurent aussi. Mais ils renaissent souvent sous un autre nom.

             

C’est ce qui est arrivé au fameux « L’Excuse » (« Kilomètre 9 » pour les intimes). L’endroit a changé de propriétaire et a été rebaptisé « Touggana », ce qui signifie en berbère (selon les maîtres des lieux français) : « La Maison du Gardien ».

                  

Pour une guérite de gardien, c’est un plutôt un modèle de luxe. L’extérieur (plutôt commun) ne laisse pas deviner la sophistication de la déco intérieure, qui joue sur un mariage audacieux des couleurs, dans la plus pure tradition de la « branchitude style » marrakchie.

                  

La cuisine est française, mais teintée d’influences marocaines, méditerranéennes et asiatiques (« branchitude style », on vous dit !). Le contenu de l’assiette est inégal mais globalement de bonne facture (la facture, la vraie, la douloureuse, reste raisonnable par rapport à certains dérapages devenus fréquents dans la restauration marrakchie).

                   

Le service, supervisé par les propriétaires présents en salle (il n’y a pas de secret…), est attentionné et discret.

                  

Voici donc une bonne nouvelle adresse qui a en l’outre l’avantage d’être ouverte le dimanche midi (ce qui est rarement le cas des restaurants qui se réclament de la « branchitude style »)

Feu de joie

Jeudi. 1h du Matin. Bab Doukalla.
Des gosses ont allumé un feu de joie et organisent un coucours de saut par dessus les flammes. Une patrouille de GUS (Groupements urbains de sécurité) est déjà en chemin pour renvoyer chacun chez soi.
C'est ça aussi Marrakech by night....
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Un (autre) nouveau resto à Marrakech

Photo0042_1Le Grand Café de la Poste est un vieux bars Marrakchi qui a connu son heure de gloire à l’époque du protectorat, s’est transformé en taverne populaire à l’indépendance, puis a doucement périclité jusqu'à devenir une ruine croulante qui défigure depuis des années le bas de l’Avenue Mohammed V.

Le boom touristique de Marrakech a sauvé cet endroit. Des investisseurs français l’ont racheté, ont consolidé les murs qui menaçaient ruine, restauré la grande salle en respectant l’esprit « Art Déco » cher aux colons bâtisseurs du début du XXeme siècle, et transformé l’ensemble en un restaurant branché (en cadeau bonux, un micro-espace Lounge a été aménagé à l’étage).

Le lieu est une vraie réussite déco et ambiance. Les zelliges unis et les frises de struc, très « architecture coloniale du Maroc », dégagent une atmosphère doucement nostalgique. D’autres détails et objets d’époque entretiennent cette ambiance « retro ». Deux choses m’ont particulièrement marqué : un magnifique portrait en pied, aux couleurs délicieusement kitch, de Mohammed V (le père de l’indépendance), et les poignets de portes anciennes qui peuvent être admirées aux toilettes.

Le service, contrairement à des « on-dit » qui circulent sur l’endroit, est très attentionné, gentil et empressé.

En revanche, la cuisine est de facture très moyenne, surtout compte tenu des prix pratiqués (un peu astronomiques, voire un brin culottés). Peut-être que les tarifs sont aussi d’époque : il s’agit peut-être d’anciens francs…tout s’expliquerait alors ! Ceci dit, le fondant aux chocolat valait bien son pesant de sous…

C’est un endroit à découvrir, bien que le rapport qualité-prix m’interdit de le recommander sans réserves.

Marrakech by night, le retour

Jadmahal_2En passant en revue les notes que j’ai postées depuis quelques semaines, je me suis rendu compte que la rubrique « Marrakech by Night » n’a pas été mise à jour depuis septembre ! C’est vrai que je mène une vie quasi-monacale depuis quelques mois, mais pas au point de ne plus fréquenter du tout ces fameux lieux de perdition nocturne qui font la réputation de Marrakech.

Laissons donc de côté les questionnements existentialo-professionnels et les analyses géostratégiques fumeuses qui ont trop longtemps monopolisé ce blog, pour revenir aux fondamentaux, la chronique futile et superficielle du Marrakech by night.

Ce retour aux sources s’impose d’autant plus que j’ai redécouvert hier, sous un éclairage nouveau, un des lieux les plus étonnants de Marrakech : le Jad Mahal.

Le Jad avait fait sensation à son ouverture : le tout-Marrakech a inlassablement commenté sa décoration d’inspiration indienne somptueuse, ses lustres géants, son coût pharamineux, ses danseuses du ventre fraîches et lascives, sa cuisine bonne mais trop chère, ses trois espaces (Restaurant, lounge, discothèque), etc…

Malgré son rapport qualité-prix très moyen, le restaurant s’est vite fait une place au soleil des cantines chics de Marrakech (c’est le lieux idéal pour épater une petite-amie, un client ou un inspecteur du fisc). En revanche, la discothèque a fait un flop retentissant. Malgré d’innombrables changements de formules et de concepts (aux dernières nouvelles, c’est un cabaret oriental), la foule ne s’y presse pas.

Reste le lounge qui a connu des hauts et des bas. Après un début tonitruant (tout le monde s’y pressait pour admirer le lieu), la clientèle s’est clairsemée. Pour y remédier, les gérants ont fait évoluer le concept. De « vrai lounge » (musique douce, lumière tamisé), l’endroit s’est transformé en « pub » (au sens marocain du terme, c'est-à-dire un croisement entre un bar et une discothèque). La musique house assourdissante a fait fuir les fidèles à l’esprit lounge (dont je faisais partie).

Je n’y retournais que très occasionnellement pour admirer la déco et pester, enfoncé dans les fauteuils bas et moelleux, contre la musique trop forte et sans intérêt (quel gâchis ! c’était un super lounge).

Je me suis réconcilié hier avec l’endroit en découvrant un nouveau changement de concept : l’apparition de performances live (la grande tendance du moment à Marrakech, tout le monde s’y met). Les musiciens étaient bons et la musique (de la funk, pour l’essentiel) était excellente. C’est toujours bruyant et on ne peut toujours pas se parler mais, au moins, les oreilles ne sont plus agressées par des boum boum plats et stupides (j’aime bien les boum boum plats et stupides, mais pas dans les lounges).

Si les live se maintiennent au même niveau, le Jad Mahal sera redevenu un endroit très fréquentable.

Salma Hayek est jolie

Salma
J’ai dîné hier à quelques pas de Mlle Salma Hayek au Bo & Zin. Elle était toute fraîche et mignonne dans une jolie robé d’été blanche. Elle est beaucoup plus petite et menue qu’il n’y parait au cinéma (c’est souvent le cas avec les actrices).

Elle était accompagnée par tout un groupe gazouillant d’amis qui semblaient tout droit sortis d’un magazine de mode : du beautiful people californien sain et végétarien, au rire franc et aux dents blanches.

Même si cet évènement ne changera pas le cours de ma vie, j’étais ravi de voir de près Salma Hayek que j’ai trouvé délicieuse.

En passant, je précise que le Bo & Zin est un formidable restaurant (Cuisine remarquable pour un restaurant branché et surtout déco magnifique). C’est aussi un des meilleurs endroits pour rencontrer les people de passage à Marrakech.

UPDATE : Salma Hayek était à Marrakech en compagnie de Prince pour le tournage d'un Video Clip de l'Artiste. Le clip a été tourné dans le magnifique Palais Badii (un palais de la fin du 19° siècle, construit par le grand vizir Ba Ahmad). Je suis impatient de voir ça. Et merci Yassine pour l'info.

Un week end riche en découvertes

Photo360J’ai fait deux grandes découvertes ce week-end : une nouvelle adresse pour manger à Marrakech (youpi !) et une révélation d’ordre existentielle et métaphysique sur mon décalage générationnel en discothèque (si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave, tout s’expliquera plus tard)

 Commençons par la bonne nouvelle : Marrakech a désormais sa brasserie parisienne. Compte tenu du considérable afflux migratoire français dans la ville, cela devait bien arrriver. L’endroit s’appelle « Le Vaudeville » et vous transporte, dès la porte franchie, à Paname : grands miroirs, cuivres, serveurs habillés à la parisienne, banquettes de cuir rouge et surtout carte qui fleure bon la cuisine des brasseries du bord de Seine (huîtres, moules frites, tartare, saumon à l’unilatérale, profiteroles, etc…).

L’atmosphère de brasserie parisienne est restituée à merveille par la décoration et l’ambiance bruyante (mais aussi par la présence d’une nombreuse clientèle française). La cuisine n’est pas exceptionnelle mais honnête.. Les prix sont plutôt sages, ce qui fait toujours plaisir dans une ville où on a souvent l’impression que les restaurateurs ont fumé la moquette toute neuve de leurs établissements.

Le patron (français, cela va sans dire) est très sympathique et très présent en salle (ce qui est toujours bon signe).

Voici donc une bonne adresse pour s’évader de l’ambiance orientalo-kitch qui domine à Marrakech, et déguster une cuisine française traditionnelle.

 
Pour la découverte métaphysico-machin, elle fait référence à mes sorties du week end.

Je dois d’abord signaler que, contrairement à ce que pouvaient laisser penser certains de mes anciens posts, je suis (très) loin d’être un clubber. Je fréquente les discothèques à une fréquence très modérée (une fois par mois en moyenne) et je ne fais pas partie de ceux qui mettent le feu au dance-floor. En fait, je ne danse jamais en boite (ni ailleurs d’ailleurs). Je me contente généralement d’un fléchissement discret du genou et d’un léger balancement de la tête pour signifier mon approbation des choix musicaux du DJ.

Je ne m’ennuie pourtant jamais en boite. Je passe mon temps à discuter (en fait à hurler et baver dans l’oreille de quelqu’un qui hurle et bave dans la mienne), à regarder les gens (et il faut reconnaître que les discothèques sont un champs extraordinaire d’observation) et à écouter la musique (si si ! comme je ne me trémousse pas dessus, j’ai tout loisir de l’écouter).

Toutefois, grâce à une conjonction lunaire très favorable et à la présence à Marrakech de quelques amis étrangers, j’ai multiplié les sorties en discothèques cette semaine ; ce qui m’a mis face à une réalité douloureuse : je ne fais plus partie de la caste dominante des jeunes. Je m’explique.

Contrairement aux discothèques européennes très spécialisées, presque toutes les discothèques marocaines sont fréquentées par presque tout le monde. En bref, toutes les tranches d’âge et les orientations sexuelles sont représentées (mais pas toutes les classes sociales, mais cela est un autre et douloureux problème). Toutefois, le groupe dominant est celui des jeunes mâles hétérosexuels et indigènes (par opposition aux touristes). Ce sont les rois de la discothèque, dans laquelle ils entrent d’un pas fier, en bombant le torse et en jetant un regard dédaigneux aux vieux et aux touristes. Même si je ne bombais pas le torse et ne dédaignais personne, je m’identifiais inconsciemment à ce groupe quand je sortais en discothèque à marrakech.

Or, cette semaine, j’ai dû me résoudre à admettre l’atroce vérité : j’étais déjà un « vieux » et cette caste dominante est formée aujourd’hui par les petits frères de mes copains de lycée et de collège.

Je dois désormais me résoudre à entrer en boite le plus discrètement possible, rasant les murs et m’inclinant en de profondes courbettes pour remercier d’avoir été toléré à l’intérieur. C’est un long et pénible apprentissage de l’humilité qui commence. Mais je saurai prendre ce changement de statut avec stoïcisme. Parole de vieux.

Jamaa el Fna, la nuit

Place_jamaaelfnaJe voudrais partager avec vous les parôles de cette chanson de Loreena McKennitt, la chanteuse folk canadienne, sur la Place Jamaa el Fna la nuit.
ça s'appelle "Marrakesh Night Market", et c'est une magnifique restitution de l'ambiance de mystère et de magie qui règne sur la place Jamaa el Fna après le coucher du soleil.

Désolé pour les non anglophones (je vais essayer, dès que j'ai un peu de temps, de faire une petite traduction en français)






They're gathered in circles
the lamps light their faces
The crescent moon rocks in the sky
The poets of drumming
keep heartbeats suspended
The smoke swirls up and then dies

Would you like my mask?
would you like my mirror?
cries the man in the shadowing hood
You can look at yourself
you can look at each other
or you can look at the face, the face of your god

The stories are woven
and fortunes are told
The truth is measured by the weight of your gold
The magic lies scattered
on rugs on the ground
Faith is conjured in the night market's sound

Would you like my mask?
would you like my mirror?
cries the man in the shadowing hood
You can look at yourself
you can look at each other
or you can look at the face, the face of your god

The lessons are written
on parchments of paper
They're carried by horse from the river Nile
says the shadowy voice
In the firelight, the cobra
is casting the flame a winsome smile

Would you like my mask?
would you like my mirror?
cries the man in the shadowing hood
You can look at yourself
you can look at each other
or you can look at the face, the face of your god

Chroniques d’un Week-end

Scénario de Lebaroude
Court métrage expérimental (influencé par le cinéma letton)
(Tous droits réservés)

1 – Intérieur nuit : salon

 Affalé sur un canapé, un jeune marrakchi (appelons-le LB) regarde « Studio 2M » à la télévision. Il a visiblement décidé de ne rien faire de son samedi soir. Il regarde défiler les candidates et se dit, en se rappelant des premiers castings, que le maquillage fait décidemment des miracles. Il zappe de temps en temps sur le best-of de « Tout le monde en parle » sur le TPS piraté.

 - « Quelle belle soirée ! » se dit-il, en caressant langoureusement sa télécommande

 En Off: ambiance de karaoké avec bruits de jeunes massacrant des tubes pourris

Fondu au noir

2 – Intérieur nuit : Discothèque

Sandracollins Panoramique sur une discothèque bondée. Lumière bleutée.

 Affalé sur un canapé, LB regarde autour de lui, l’air hagard. Il se demande ce qu’il fait là. Un jeune serveur vient prendre sa commande (la camera s’arrête sur un T-shirt sur lequel on déchiffre les lettres « Pacha »).

 Les fumigènes accentuent l’ambiance de mystère. Gros plan sur les yeux hallucinés de LB dans lesquels on peut lire de terribles interrogations « Comment ai-je fini ici ? », « rendez-moi ma télécommande ! »

 Agitation dans la discothèque. Changement de DJ. Une voix hurle dans un micro :

 - « Ladies and Gentleman : Miss SANDRA COLLINS !!!!! »

 Hurlements des danseurs. LB regarde de plus près le flyer qui traîne sur la table. Il lit «Dj star Sandra Collins au Pacha », « The Queen of Trance ». Il comprend aux conversations autour de lui que c’est une des meilleures Djettes du moment. Il écoute. Effectivement, c’est de la très très bonne progressive house.

 En Off : très très bonne progressive house.


3 – Extérieur jour : ruelles de la Médina

LB se promène dans la médina. Il a la mine fatiguée et de grands cernes sous les yeux. Il sembleBougainvilles_1 chercher quelque chose. Il s’arrête devant une enseigne : « Bougainvilles café »

 En off : bruits de la médina

 
4- Extérieur jour : Riad du Bougainvilles Café

Bougainvilles2 LB est affalé sur un canapé du café. Un grand « berrad » de thé à la menthe devant lui. Ses traits se détendent. Il n’a plus l’impression que l’équipe de Rugby de Nouvelle Zélande fait un Haka dans son estomac. Il essaye de mettre un peu d’ordre dans ses souvenirs du week end mais il ne comprend rien.

 En off : silence