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  • penelope


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Merci Sarko

Sarko La virée en célibataire de Nicolas Sarkozy au Maroc ne débute que demain mais ses bienfaits commencent déjà à pleuvoir sur nous : nids de poule comblés, éclairage public réparé, trottoirs repeints,  façades rafraîchies… aucun effort n’a été épargné pour que Marrakech se présente sous son plus beau visage au président français.

            

Le Père Noël n’a oublié personne : même les policiers exhibent depuis deux jours de magnifiques 4x4 Nissan blancs tout neufs.

            

Merci Sarko. Reviens quand tu veux.

Un restaurant à oublier

Jlr20070604 L’envie de découvrir de nouveaux restaurants peut parfois déboucher sur des expériences bien désagréables. C’est ce qui m’est arrivé mardi quand j’ai voulu dîner avec ma moitié, pour la première fois, au Kasbar de Casablanca.

Nous sommes arrivés dans un restaurant désert (ce qui n’est pas étonnant en soi, la vente d’alcool était encore interdite ce soir-là). Le chef de salle nous installe dans une table pour deux.

Petite parenthèse générale :
Dans la plupart des restaurants, les tables pour deux sont les pires. Elles sont serrées les unes contre les autres, inconfortables et minuscules. Ce dernier détail est assez paradoxal : plus le restaurant est branché, plus les assiettes sont grandes (et les portions petites d’ailleurs, mais passons). Les assiettes, couverts et verres se retrouvent vite aussi serrés sur la table que des japonais dans le métro de Tokyo. On est presque obligé de poser l’assiette d’accompagnement sur ses genoux et la corbeille de pain sur la tête de sa compagne. Bref, on sort dîner en amoureux, et on se retrouve sans intimité coincé comme dans une de ces longues tables de la fête de la bière de  Munich. Je me souviens que j’ai entendu un jour, à Paris, un couple divorcer en direct à côté de moi…Mais fermons cette longue parenthèse et revenons au Kasbar.

On ne refuse pas la petite table pour deux en se disant que, le restaurant étant désert, on ne sera pas trop incommodé. Mais, rapidement, on se rend compte que les tables sont collées à la cuisine et que toute les deux minutes, un serveur passe en trombe à nos côtés et hurle des choses en cuisine (certainement des commandes imaginaires, vu que la salle était vide). Le petit ballet devient vite insupportable.

On demande alors gentiment au serveur de nous changer de table. Il refuse d’abord, protestant que c’étaient les seules tables pour deux. On lui montre le restaurant désert et la flopée de tables vides mais il n’en démord pas. Le chef de salle se mêle de l’affaire mais se révèle aussi obtus que l’autre énergumène. Il semblait résolument au-dessus de leurs capacités cérébrales de comprendre que deux clients peuvent très bien tenir dans une table de trois, surtout quand le restaurant est désert, et que les clients se font rares.

Devant autant de bêtise, on décide de partir. On ne nous retient pas. Tant mieux. On échoue finalement dans un restaurant exceptionnel (le Bistronome), et on clôt la soirée par un superbe repas gastronomique (faut bien ça, pour ne pas garder un goût de fiel dans la bouche).

Petite anecdote, dans notre énervement, on a quitté le restaurant sans payer les deux consommations qu’on avait commandées. Par un sens de l’honnêteté qui nous honore, nous sommes revenus quelques minutes plus tard pour régler. C’est certainement la dernière fois que je mettais les pieds au Kasbar. Beurk.

Milos Forman, Président du jury du Festival de Marrakech

Forman2 C'est désormais officiel, c'est le cinéaste américain d'origine tchèque Milos Forman qui présidera le jury du septième Festival International du Film de Marrakech.

Le festival confirme son attrait pour les géants du cinéma et ce, malgré la concurrence féroce du Festival du Film de Dubai (organisé au même moment et doté d'un budget dix fois plus important).

Pour mémoire, Milos Forman a réalisé des chefs d'oeuvres comme Vol au-dessus d'un niz de coucou et Amedeus.

Filmographie complète dans la suite de la note!

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Cheesy riders

Motos Les mobylettes ne règnent plus en maître sur les routes marocaines. Les Peugeot 103 qui servent à transporter toute la famille, le mouton de l’aïd et la machine à laver sont concurrencées par de nouveaux arrivants, bien moins pittoresques, mais infiniment plus insupportables.

Les motos sont devenues tendance et la faune des deux-roues hors mobylettes s’est très fortement peuplée.

Il n’est pas nouveau que des spécimens de la jeunesse dorée de Marrakech ou de Casa sèment la terreur dans les rues sur leurs grosses cylindrées débridées, mais le phénomène a pris une ampleur nouvelle depuis quelque temps.

À force de fréquenter, pendant ce ramadan, le boulevard Zerktouni à Casablanca juste avant le ftour, j’ai développé une aversion féroce pour ces jeunes c… qui le remontent à 120km/h à cheval sur leurs abominables machines. Pour un automobiliste, c’est un vrai cauchemar : on les entend s’approcher mais on ne les voit pas. On ne sait pas s’ils nous dépasseront à gauche, à droite ou au milieu. Au moindre coup de volant, on craint d’écraser du jeune c… (Ce qui ne serait pas désagréable s’il n’y avait le temps perdu et le risque de désagréments juridiques).

A Marrakech, la mode est à une race nouvelle de scooters, qui paraissent aussi trafiqués que les comptes de campagne de nos élus. La carrosserie de ces engins est réduite à sa plus simple expression et leur mécanique est exposée au grand air. Ces motos semblent particulièrement adaptées aux acrobaties les plus spectaculaires. Tout à l’heure, j’ai vu un adolescent réaliser un numéro très abouti qui trouverait parfaitement sa place dans le programme du cirque de Moscou : à genou sur la selle, les deux pieds sur la selle, les deux pieds en l’air, en suspension à côté de la moto, etc…

J’aurai volontiers applaudi si je n’étais pas trop occupé à me dépêtrer  de l’embouteillage que notre intrépide acrobate a provoqué en plein boulevard Mohammed VI.

Il est à noter que ces scooters fonctionnent mieux à proximité des lycées et en présence d’une audience féminine, jeune et courtement vêtue de préférence.

Dernière catégorie de fléaux urbains : les préadolescents grassouillets en quad.

Ces fils à papa hantent les rues des quartiers cossus et terrorisent les ménagères qui regagnent leurs villas au volant de leurs 4x4 rutilants (les 4x4 sont toujours rutilants).

Tout cela serait assez anodin s’ils ne prenaient des risques inconsidérés et s’aventuraient parfois en pleine ville pour montrer à quel point ce sont de vrai rebelles (Khasrin quoi !)

Heureusement, on voit également de plus en plus d’authentiques motards, au volant de magnifiques Harley ou Goldwin. Ils ne m’inspirent pas les mêmes envies de meurtre que les précédents. D’abord, parce que leurs motos sont souvent très belles. Ensuite, parce qu’ils ont une conduite généralement beaucoup plus responsable (C’est vrai que sur une Moto qui vaut le prix d’une Berline allemande, on prend forcément moins de risques).

Preview du prochain gouvernement

Fassi Notre reporter bloggeuse, Najlae, a publié sur son blog une pré-liste du prochain gouvernement qui circule dans les rédactions marocaines et est apparemment crédible.

Certains noms sont sujets à caution mais, grosso modo, les ministres de l’ancienne équipe qui ont fait des résultats ont été reconduits.

Attendons la confirmation officielle pour de plus amples commentaires…