Maintenant c’est sûr. Ce pays qui est le premier partenaire économique et culturel du Maroc, son principal soutien diplomatique dans l’affaire du Sahara, sera dirigé par Nicolas Sarkozy. Est-ce une bonne chose pour notre pays ?
La campagne électorale n’a pas du tout abordé les questions de la politique étrangère. Nous n’avons aucune idée des positions de Sarkozy (ni de Ségolène Royal d’ailleurs) sur ces différentes questions.
Quelques indices pourtant prêtent à un optimisme modéré :
Dans son discours de victoire, Sarkozy a affirmé l’importance de construire une union de la Méditerranée. « Tout se jouera en Méditerranée » a-t-il dit. Je ne suis pas sûr qu’une Ségolène Royal aurait pris le temps de faire allusion aux pays du Sud de la Méditerranée et à l’Afrique dans son discours.
Nous pouvons aussi supposer que, conformément à la tradition, la droite française restera plus compréhensive des positions marocaines que ne pourrait l’être la gauche (censée être plus proche de l’Algérie, et en général peu intéressée par le monde arabe et l’Afrique).
Par ailleurs, avant le début de la campagne, à l’époque où il était encore ministre de l’intérieur, Sarkozy avait fait plusieurs voyages au Maroc pour rencontrer ses homologues marocains. Ces réunions semblaient se passer dans une ambiance très cordiale.
De façon plus anecdotique, après sa rupture passagère avec son épouse, c’est à Marrakech que Nicolas Sarkozy a emmené Cecilia pour un voyage en amoureux destiné à ressouder le couple.
A défaut de certitudes, rabattons-nous sur les symboles…
Ce qui est sûr, c’est que nous devons dire au revoir aux relations « familiales » que Chirac entretenait avec le Maroc. Une nouvelle page des relations franco-marocaine s’ouvre devant nous, certainement moins affectives et plus rationnelles…
irreverent e iconoclast
http://telamamaria.blogspot.com
Thank
Rédigé par : Té la mà Maria | 07/05/2007 à 14:01
Croisière Sarkozy: l'affaire du bateau de rêve allemand
Par Mozg (Journaliste) 13H18 09/05/2007
Longtemps prétendant aux plus hautes responsabilités politiques en Allemagne, Lothar Späth est quasiment inconnu en France. Son histoire mérite pourtant d'être racontée aujourd'hui tant elle illustre la différence de perception sur la corruption entre la France et l'Allemagne, deux pays aux liens pourtant étroits.
Qu'avait fait Lothar Späth, maintenant âgé de 69 ans? Et bien, coïncidence, en 1986, il avait accepté de passer quelque jours en Méditerranée sur le luxueux yacht affrété par son ami, le chef d'entreprise Helmut Lohr. A l'occasion, Lothar Späth, qui dirigeait à l'époque l'Etat très prospère du Bade-Wurtemberg (sud-ouest), utilisait aussi le jet privé mis à disposition par Helmut Lohr. Helmut Lohr ne payait pas de sa poche. L'entreprise qu'il dirigeait, Standard Elektrik Lorenz (SEL), qui venait d'être rachetée par le groupe français Alcatel, payait les factures.
Lorsque ces faits furent révélés par la radio publique SWF à la fin 1990, le scandale fut énorme. Il prit le nom de Traumschiff-Affäre, "l'affaire du bateau de rêve". Lothar Späth, qui avant la chute du Mur de Berlin, avait failli renverser Helmut Kohl à la tête du parti chrétien-démocrate (CDU), dut rapidement démissionner de ses fonctions en janvier 1991. Il n'a jamais réussi à faire un retour en politique. Quant à Helmut Lohr, il a été ensuite condamné à trois ans de prison ferme pour abus de biens sociaux.
En France, seize ans après, ce n'est pas le soupçon de corruption qui pose problème aux journalistes ou responsables politiques qui critiquent les vacances de Nicolas Sarkozy mais le luxe et l'énormité du coût. La question qui doit être posée est: est-ce que Nicolas Sarkozy paie de sa poche ou non? Si ce n'est pas le cas , il y a une contravention manifeste aux principes édictés par Transparency International, l'association internationale de lutte contre la corruption. Que recommande Transparency dans ses "Principes de conduite des affaires pour contrer la corruption"? Ceci par exemple: "L'entreprise prohibera l'offre ou l'acceptation de cadeaux et d'invitations ou la prise en charge de frais, dès lors que de telles dispositions peuvent influencer le résultat de transactions commerciales et ne constituent pas des dépenses raisonnables et faites de bonne foi."
Dans cette affaire, on ne pourra pas compter sur la star de TF1, Patrick Poivre d'Arvor, pour poser des questions gênantes à Nicolas Sarkozy. Il a lui-même été condamné pour des faits assez similaires à 15 mois de prison avec sursis pour recel d'abus de biens sociaux par la cour d'appel de Lyon en 1996. Il a toujours affirmé qu'il n'avait pas l'impression d'avoir commis un délit, en tout cas "en connaissance de cause". Plus de onze ans plus tard, Patrick Poivre d'Arvor occupe toujours ses fonctions. Il reste le symbole de la tolérance française envers la corruption. Dans la plupart des pays de l'UE, il aurait disparu depuis longtemps des écrans. Dans la plupart des pays européens, Sarkozy aurait déjà fait savoir qu'il paierait de sa poche le voyage (qui représente grosso modo quelque chose comme 10% de sa fortune déclarée tout de même).
Rédigé par : Un passant | 09/05/2007 à 16:26
Ce n’est pas le Maroc qui dira au revoir aux relations familiales qu’entretenaient Chirac et M6, mais le palais et ses habitués. Le peuple marocain a besoin n’ont pas d’un président complaisant, mais d’un chef d’état critique envers notre société. D’autant plus que le Maroc après un semblant d’ouverture, se montre de plus en plus conservateur. Il n’arrive toujours pas à privatiser l’audiovisuel, ni à s’empêcher de censurer nos meilleurs journalistes
Rédigé par : tyfawt | 12/05/2007 à 08:46
bonjour
je suis assez d'accord avec ton analyse sur Sarkozy et chirac
bravo
patrick
Rédigé par : patrick | 14/05/2007 à 18:18
Ce n'est pas du tout le bon endroit..
Mais bon... faute de mieux :)
Je vous souhaite à ta dulcinée et toi tout le bonheur du monde... et plein de bébés ;)
Ayoub
Rédigé par : ayoub | 20/05/2007 à 10:00
http://www.findmadeleine.com
Rédigé par : crocrar | 22/05/2007 à 16:24