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Commentaires

Kamal

Un post chez t'es entièrement consacré, mon ami :)
Bravo, je répéte, alors! si il y a qqun pour parler de Marrakech c'est bien toi!

Kamal

Je voulais dire Un post chez moi t'es entièrement consacré ;)

carlos

J'ai lu l'article. 17 projets qui totalisent 10000 résidences se construiront d'ici 2008.
Le dérnier récensement de 2004 compte 213828 ménages dans la province de Marrakech occupés par 1070838 personnes, dont 3545 étrangers tous origines confondus.
Les étrangers sommes 0,33% de la population totale. Les 10000 nouveaux ménages répresentent moins de 5% du total de ménages existant en 2004.
Ce sont des chiffres qui invitent au calme. Rien a craindre.
A Marrakech-Médina, 361 étrangers sur un total de 167233 habitants dans 35929 ménages.Toujours chiffres de 2004.
Rien qui justifie l'alarmisme.
Le récensement de 1924 comptait 139874 habitants dont 126875 musulmans, 11043 juifs, 1494 français, 617 italiens, 155 espagnols, 42 anglais, 41 grecs et 57 étrangers de diverses nationalités.
La ville de Marrakech a toleré dans le passé des poucentages d'étrangers 30 fois plus élevés que les actuels. Sans perdre son sacré caractère.
Dans la période saadienne plus de 10% des marrakchis étaient des juifs et de 15 a 20% des esclaves.
Esperons bien que Marrakech vivra ses meilleurs temps dans les années qui viennent avec les aportations des peuples du nord et du sud, de l'est et de l'ouest.

Amine

Grosse question en tête que j'ai depuis que ces projets immobiliers ont été entamé en périphérie de la vile, et qui plus est précouppante à la lecture de cet article du Sunday Times: comment alimenter en eau cette ville dans 10 ans? Car effectivement, si on atteint les objectifs annoncés pour le tourisme marocain, l'eau va devenir un réel écueil (les infrastructures actuelles, et les resources de la région sont plutôt limitées...).

Fadwa

Je ne pense pas que le tourisme soit notre chance. Plus que jamais, notre industrie doit sortir de sa torpeur pour relever des défis qui se révèlent de plus en plus durs.
Malheureusement, notre pays n'est pas le seul de la région à avoir des atouts qui attirent bon nombre de touristes. La concurrence est assez forte de fait.
D'un autre côté, n'oublions pas que le tourisme reste un domaine extrêmement fragile, touché de très près par tout ce qui peut ébranler la sûreté et la stabilité du pays.
Il serait donc aléatoire de construire l'avenir d'un pays sur une base inconstante. Nous avons besoin en somme d'une industrie solide et durable, et non pas de complexes touristiques.

Pour ce qui est de ce nouvel investissement à Marrakech, je ne peux partager ton optimisme. Combien même la médina ne serait pas directement touchée par cet accroissement rapide des belles demeures en question, les répercussions n'en seraient pas moins marquées. (Il n'y a qu'à voir les changements cruciaux qui se sont opérés au sein de la médina ces dix dernières années).

carlos

Amine, tu as raison, l'eau est une resource limitée et il faut en faire un usage résponsable.
J'ai vu dans ton blog que tu habites a Barcelona, ville qui reçoit plus de 4 milions de touristes par an et qui compte plus de 300 mille résidents étrangers avec carte de séjour...et il y a de l'eau pour tout ce beau monde...mème si l'arrosage des jardins a subi des réstrictions ces derniers mois.
Le probleme de l'eau ne vient pas a cause de l'ouverure de l'espace aux étrangers. C'est la gestion de la résource qu'il faut ameillorer.
Le Maroc à un énorme potentiel touristique inexploité qui peut contribuer au dévelopement du pays.
Marrakech avec son Haut Atlas c'est une région privilegié en résources d'eau, plus abondantes que dans les îles Baleares ou les Canaries. Pour citer deux déstinations touristiques avec des résources d'eau vraiment limités et qui ont fait du tourisme une source de richese malgré les problemes d'eau.
Je pense que Marrakech est encore loin de trouver ses limites....tant que le manteau de neige continuera a couvrir les sommets d'Oukaimden et Tichka en hiver on a rien a craindre.
Le changement du climat...ça c'est une autre histoire.

lebaroude

Kamal> Merci pour ton post, et désolé de t'avoir coupé le post sous le pied.

Amine> Effectivement, ce problème de l'eau est ma principale source d'inquiétude. C'est vrai, comme l'écrit Carlos, que Marrakech bénéficie d'une nappe phréatique "courante" alimentée par la fonte des neiges, mais quelles sont ses limites? Personne ne donne de réponse et on reste pour le moment dans le domaine des spéculations....

Fadwa> L'industrie marocaine est plus que laminée par la concurrence de la Chine mais aussi de pays plus compétitifs (les Emirats Arabes Unis sont entrain de nous noyer sous des tonnes de pates, semoules et même couscous fabriquées Jbel Ali)
Seules quelques industries, sur des créneaux spécifiques, sont appelés à se developper.
Mais tu as raison : une économie complétement dépendante du tourisme est très fragile. Cependant, on peut espérer que le tourisme donne au Maroc l'impulsion qui le mettre sur la bonne voie, qu'il lui donne les ressources qui lui permettront de construire une économie plus diversifiée...Mais tout ça, je l'accorde, est de l'ordre des voeux pieux.

Carlos> Merci pour toutes ces informations chiffrées et très concrètes qui permettent de peu de recul pour comprendre la situation. Je pense en effet qu'on cède souvent à un "effet de loupe" quand on analyse un phénomène contemporain, alors qu'une simple mise ne perspective permet de relativiser bien des opinions.

Larbi

Bonsoir,

Kamal m’a éjecté chez toi.

J’avoue qu’en ce qui me concerne je ne crache pas sur le tourisme. On a assez de problèmes, on a besoin d’investissements étrangers pour s’en sortir (c’est une banalité de le dire).
La co-existence de deux cité : une médina authentique et une ville moderne ne me choque pas. Faut juste se doter des moyens réglementaires pour contrôler cette métamorphose.
- Avoir un plan d’urbanisme aux normes strictes pour garder les spécificités de la vieille ville. Ce plan imposera aux entrepreneurs et agents immobiliers certaines normes à respecter pour protéger le patrimoine Marrakchi : Interdiction de construction de grattes ciels dans l’enceinte de la muraille, limitation des centres commerciaux …. Je ne sais pas si Marrakech a un plan d’urbanisme ou non, si c’est pas le cas il faut se doter de tel plan et associer les représentants de la population et les artistes locales dans son élaboration.
- Les complexes touristiques généreront des flux financier importants. Là aussi c’est une chance pour la médina : on peut en utiliser cette rentrée d’argent pour réhabiliter certaines constructions, aménager des espaces verts, et animer la vie culturelle.

J’ajoute un dernier élément : je regrette que les investissements les plus importants sont concentrés sur la ville de marrakech. Il faudra aussi penser à d’autres régions du pays, qui ont un fort potentiel touristique, et qui malheureusement ne bénéficient pas de la même promotion que marrakech.

JG

Bonjour,

Je fais la meme analyse que vous. Si la ville ancienne est preservee, si ce qui fait le charme de Marrakech reste intact, pourquoi rejeter le developpement en peripherie de la ville. A condition de d'eviter les golfs, tres consommateurs en eau (un golf peut consommer autant en eau qu'une ville de 30.000 habitants), il n'y a pas de mal a encourager l'investissement et le developpement. Les gofs sont vraiment a eviter. Ils sont en train d'assecher petit a petit les etats desertiques du Sud Ouest des USA notamment en Californie, Nouveau Mexique et Arizona.

Plus d'habitants fortunes qui habitent la ville, ca veut dire plus de travail pour la construction, l'aeroport, les concessionnaires de voitures et les fabricants de meubles etc etc...et surtout a terme des emplois qualifies notamment dans la sante avec le developpement des soins aux personnes agees, la necessite d'hopitaux etc, etc....

Beni

Bonjour à tous et à toutes,

Je vous écris de France, français d'origine, amoureux du Maroc, de ses habitants et de Marrakech en particulier.
Si je viens au Maroc, c'est pour chercher une authenticité qui n'existe peut-être plus dans les pays européens, chercher quelque chose de différent, une magie qui n'existe nulle part ailleurs.
J'apprends ici que projets immobiliers, notamment anglo-saxons, vont voir le jour à Marrakech.
Vu d'un oeil extérieur, si les investissements en soi ne me choquent pas, ils peuvent apporter de la richesse au pays, en revanche, leur contenu et le moyen de les mettre en avant posent questions et sont, selon moi, la marque d'une démarche qu'il faut maîtriser pour préserver les richesses culturelles locales.
Ces investissements ne peuvent se faire à mon sens qu'en concertation avec la population et les pouvoirs publiques. Des lois doivent êtres établies pour respecter certaines contraintes, construire selon la tradition locale, avec les entreprises locales.
La venue d'investissement étranger constituant à première vue une chance, ne doit cependant pas être faite au détriment des richesses culturelles locales, celles-là même qui font du Maroc sa spécificité, celles-là même qui font venir le touriste étranger. Il ne faut pas, à mon sens, vous ouvrir sur un tourisme de masse, mais un tourisme culturelle, intelligent, qui respecte culture, coutume et tradition.
Le pays doit biensûr se moderniser pour les infrastructures hospitalières, les accès au soin, les besoins essentiels de la vie, mais ne doit pas courrir vers une modernisation à tout prix, j'entend ici, la construction d'une autoroute, golf, projet de parking sous la place Djamel el fna etc...c'est justement ce genre de constructions qu'il faut éviter si vous ne voulez pas détruire la médina et vos paysages magnifiques, ce qui fait la beauté de votre pays. Entrer dans l'ère de la voiture, des grandes banlieux auc grandes artères, n'est à mon sens pas une solution. En France, en Europe, cette ère est révolue : polution, dégagement de CO2, nuisance, réchauffement climatique. A Paris, dans les grandes villes, elle va être limitée. Il n'y a plus ou presque plus de projet autoroutier.
Tel est mon point de vue d'un Français amoureux du Maroc, entre richesse culturelle et modernité maîtrisée.

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